Clotilde, 57 ans

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Il était sidéré ...

que je ne l'aie jamais trompé

A partir du mois de septembre, il a souvent été sur son portable. J'ai
commencé à avoir des doutes. En novembre, il n'était vraiment pas gentil.
Tu as changé. Tu es devenu méchant. "En ce moment, je ne suis pas bien."
Il n'était pas du tout amoureux, ni même affectueux. Je me faisais
engueuler tout le temps.

En janvier, nous sommes allés à Courchevel.
Coups de fil sur coups de fil. Un soir, il s'est isolé dans la salle de bain.
Quand il est sorti, je lui ai demandé son portable. Il n'a pas voulu me le
donner. "Demain matin".

Je n'ai pas dormi de la nuit. Au matin, il a avoué
une liaison. Depuis septembre peut-être, ou mi-juillet. Une femme
divorcée, rencontrée dans un café. Je n'ai jamais bien su.

La nuit suivante, deux appels à 4 heures du matin, deux sonneries de
suite. Au matin, on a fait les bagages. Au retour, j'ai voulu qu'il parte. Il n'a pas
voulu. Il était chez lui.

Mais j'ai réalisé enfin que ce n'était sans doute pas
la première fois. Y avait eu d'autres accrocs, des boîtes à champagne, des
entraîneuses. "On ne fout pas en l'air un mariage de 30 ans". Je lui
ai demandé d'aller faire un test de dépistage du sida.
Je me suis déchaînée, je voulais divorcer, le larguer, je me suis mise dans
une grande colère. J'ai eu envie de vomir, mais je n'ai pas vomi. La terre
s'ouvrait devant moi.

Mais il a fait de grandes déclarations pour me récupérer. "J'ai tout arrêté".
Il a juré, je l'aime mais j'ai des doutes.


J'ai tout dit aux enfants. Son image en a pris un sale coup. Il fait des
allusions en public. Mais il en prend en retour. Je suis déchaînée, il est fou
amoureux de moi.


Il est sidéré que je ne l'aie jamais trompé.