Christine, 46 ans

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J’ai cessé de le voir comme un Sex-Symbol

Christine, 46 ans

Christine, 46 ans

Je n’ai aimé qu’un homme. Mon mari, Bertrand. Et je n’ai jamais trompé. Je n’ai jamais regardé d’autres hommes, ils ne m’intéressent pas.

Je ne suis pas très admirative de la gent masculine. Je les trouve enfantins. Ils attendent toujours un regard admiratif pour se sentir beaux et intelligents. c’est ce rôle de la femme qui ne m’intéresse pas.

Je ne suis pas attirée par la beauté mais par l’intelligence, l’humour, l’imprévisibilité, l’étincelle dans le regard…

Une fois, à une soirée, j’étais avec Bertrand, qui était très emmerdant. Je me suis mise à danser avec une grande gaieté. Un homme est arrivé, que je ne connaissais pas, pas beau, mais d’une intelligence redoutable. J’ai dansé avec lui 3 heures sans discontinuer.

Les regards, la main, le contact, la peau. Une entente physique parfaite…Il avait dû sentir un malaise chez moi, un besoin, que je devais dégager ce soir-là.

Au retour, j’ai fait comme si je ne comprenais rien. Le lendemain, j’ai été réinvitée chez eux. Cet homme travaillait à trois maisons de la mienne. Il courait aux mêmes horaires que moi.

Cela a été une partie de cache-cache pendant un an et demi. J’ai pas plongé parce que j’aurais pas résisté.

Ma mère s’est perdue dans ces relations: elle n’a jamais trouvé le bonheur. J’ai vu sa destruction au fur et à mesure. On ne peut rien construire avec quelqu’un d’autre. C’est pas en allant chercher ailleurs qu’on peut trouver quelque chose.

On s’est revus dix ans après. Tout était éteint. Des deux côtés.

C’est vraiment ma mère qui m’a retenue. Je ne supporte pas la destruction; tu ne peux pas faire une relation sans la confiance. C’est une valeur indispensable.

J’ ai vu Bertrand jouer des rôles qui auraient pu me faire du mal. Il a arrêté le jeu le jour où j’ai cessé de le voir comme un sex-symbol. Ca s’est arrêté. Le charme s’est arrêté. Les autres ont cessé de le regarder.